Détails du poste :
- CDD à objet défini à temps complet
- Prise de poste : 10 octobre 2026
- Localisation : Montpellier (34)
- Horaires de jours
- Convention collective Syntec
- Salaire : entre 2415 € et 2500€ brut mensuel
- Avantages : titres-restaurant, intéressement, Forfait Mobilités Durables, Aménagement du temps de travail, majoration 50% heures de nuit
CONTEXTE
Le développement des énergies renouvelables (EnR) est au cœur des stratégies européennes et nationales pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Pour atteindre ces ambitions, la France met en œuvre des Zones d’Accélération des Energies Renouvelables (ZAEnR) à travers la loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables (APER) du 10 mars 2023. Cependant, les projets EnR exercent des pressions variées sur les milieux naturels et semi-naturels. Cela implique de s’assurer en amont que la politique de transition énergétique ne se réalise pas au détriment d’une prise en compte efficace de la biodiversité.
La séquence Eviter-Réduire-Compenser (ERC) est un outil réglementaire des évaluations environnementales qui vise à limiter les impacts des projets d’aménagement, y compris des projets d’EnR. Appliquée à l’échelle de la planification territoriale à travers les documents d’urbanisme (PLU, PLUi, SCoT), elle permet d’anticiper et éviter les impacts négatifs sur la biodiversité. Or, les collectivités territoriales disposent souvent de peu de ressources et de compétences pour traiter les enjeux de biodiversité. Par ailleurs, les outils actuellement utilisées pour diagnostiquer les enjeux de biodiversité présentent généralement des limites en termes d’exhaustivité de la biodiversité prise en compte, de cohérence spatiale et de capacité d’adaptation aux besoins spécifiques liés aux différentes problématiques de planification des EnR ainsi qu’aux différentes pressions d’aménagement.
Ce projet de recherche, CartoSensiPV, vise à répondre à l’enjeu méthodologique de cartographie des sensibilités de la biodiversité vis-à-vis des parcs photovoltaïques (PV) au sol.
A travers des diagnostics écologiques territoriaux, il s’agit de répondre au besoin d’accompagnement des collectivités territoriales pour alimenter leurs réflexions et éclairer leurs décisions d’identification des ZAEnR. Ce projet s’inscrit dans la continuité directe des projets CartoChiro (CESCO-MNHN, Naturalia Environnement, CEFE-CNRS, SFEPM, DREAL Haut-de-France) et VULNEO (IMBE, CEFE-CNRS) visant à prioriser les sensibilités de groupes taxonomiques vis-à-vis de nouvelles pressions générées par les EnR.
Les démarches de planification des parcs photovoltaïques reposent rarement sur des méthodologies de cartographie des sensibilités de la biodiversité vis-à-vis des PV qui combinent plusieurs groupes taxonomiques et composantes écologiques, limitant ainsi l’identification des zones les plus sensibles à éviter.
Dans l’objectif de produire un outil cartographique d’aide à la décision, les précédents projets se sont confrontés à trois verrous méthodologiques qui seront traités dans le cadre de ce projet de recherche :
- Cibler les espèces impactées et hiérarchiser leur sensibilité,
- Spatialiser la répartition des espèces et
- Prioriser spatialement les enjeux de biodiversité pour fournir des cartes synthétiques d’aide à la décision.
Ces travaux s’appuieront uniquement sur des données libres d’accès afin de garantir une reproductibilité des résultats et une adaptabilité à différents contextes territoriaux. L’outil sera confronté aux problématiques et besoins opérationnels de deux collectivités territoriales tests. Enfin, le projet fournira aux territoires étudiés les cartographies de la biodiversité modélisée, la carte des sensibilités de la biodiversité vis-à-vis des pressions des PV et diffusera les méthodologies développées aux acteurs clés associés aux ZAEnR.
MISSIONS
Dans le cadre d’un contrat à durée déterminée à « objet déinfi », le ou la chef de projet aura pour mission :
- Revue de littérature, méta-analyses et échanges avec les équipes de recherches sur les impacts des PV sur la biodiversité ainsi que la compilation des données disponibles de spatialisation de la biodiversité
- Sélection et hiérarchisation des composantes et groupes taxonomiques impactées par les PV
- Modélisation spatiale de la distribution d’espèce et des continuités écologiques
- Spatialiser les impacts potentiels des PV sur la biodiversité à l’aide algorithme de priorisation spatiale
- Développer le cadre méthodologique et le confronter aux besoins opérationnels à l’aide de sites d’études et de comités techniques
- Animation des comités scientifique & technique et opérationnel & d’utilisateurs
- Co-encadrement de 3 stagiaires de master 2
- Productions des livrables & valorisation scientifique
Aucun terrain naturaliste n’est prévu dans le cadre du projet.